Nouvelles COVID-19 : vers une réduction durable des émissions atmosphériques

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COVID-19 : vers une réduction durable des émissions atmosphériques

COVID-19 : vers une réduction durable des émissions atmosphériques

juin 10, 2020

 

Mieux comprendre pour agir ensemble se veut une série d’articles rédigés par des experts des centres collégiaux de transfert de technologies et de pratiques sociales novatrices (les CCTT) afin de démystifier des enjeux d’actualité grâce à la science, et ce, afin de nous outiller collectivement pour adapter adéquatement nos réponses.


Le 30 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déclarait comme une urgence de santé publique internationale la propagation mondiale du nouveau coronavirus. Puis, en date du 11 mars 2020, l’OMS qualifiait de pandémie la COVID-19[1]. Dans les semaines suivantes, différentes mesures ont été mises en place pour ralentir la transmission du virus. Confinement à la maison, télétravail, distanciation physique : trois termes, parmi plusieurs, qui font maintenant partie d’une nouvelle réalité. Quelles sont les répercussions de ces changements sur les émissions atmosphériques ?  Comment pérenniser les nouveaux comportements adoptés pour qu’ils soient durables ?  Nous en discuterons sous peu, mais, tout d’abord, il importe de faire le point sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et le réchauffement climatique.

Les températures globales moyennes, au début de 2020, avaient augmenté de plus d’un degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle [2] engendrant des répercussions déjà observables sur les systèmes humains et naturels, sur tous les continents et à travers les océans [3]. Sous les politiques courantes de réduction de GES, ce réchauffement ne sera pas maintenu en deçà du 2 degrés établi comme limite maximale à atteindre lors de la COP 21 à Paris. Il sera plutôt de l’ordre de 3 à 5 degrés [4] à la fin du siècle. Les conséquences en seront nombreuses, certaines irréversibles.

 

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Source : https://twitter.com/afpfr/status/1049366314714841090

 

Les émissions de GES sont au centre des changements climatiques, mais ce n’est pas la seule problématique qui leur est associée. L’extraction et la combustion de combustibles fossiles sont aussi des sources importantes de polluants ayant des impacts importants sur la santé publique. En effet, l’OMS estime qu’une mauvaise qualité de l’air est responsable d’environ 7 millions de décès chaque année dans le monde [5]. Au Canada, on rapporte annuellement près de 15 000 décès en raison de la mauvaise qualité de l’air [6].

 

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Source: Infographique sur les décès liés à la pollution de l’air, par l’OMS [6].

 

Les émissions de GES et de polluants ont des répercussions importantes pour la santé de notre planète et des gens qui l’habitent. Il est donc urgent d’agir pour diminuer ces émissions et améliorer notre qualité de vie et celle des générations à venir.

 

Les émissions en temps de pandémie

La pandémie de la COVID-19 a grandement affecté les émissions de GES sur la planète.  Une étude publiée en mai 2020 [7] présentait les changements dans l’activité des différents secteurs économiques en date du 7 avril 2020. Pour l’ensemble de la planète, le secteur ayant observé la plus grande variation est celui de l’aviation avec une baisse de 60% de ses activités, suivi par le transport routier (-36%). En considérant l’ensemble des secteurs, les auteurs de cette étude ont calculé une diminution du CO2 global due au confinement de 17MtCO2 par jour (17%) par rapport aux émissions moyennes de 2019. De cette diminution, le plus grand contributeur (43%) est le secteur des transports terrestres.

Cette diminution de 17% correspond au maximum atteint pendant la pandémie. L’estimation de réduction annuelle, encore incertaine et dépendante des paramètres de déconfinement qui sont à venir, est plutôt estimée entre -4,2% et -7,5% [7].  Cette réduction des émissions correspond à l’effort de réduction qu’il est nécessaire de soutenir, à chaque année jusqu’en 2030, afin de maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 degrés Celsius (-7,6% par année) ou 2 degrés Celsius (-2,7% par année) [8].

Par ailleurs, la qualité de l’air de plusieurs villes et régions urbaines s’est rapidement améliorée.  Par exemple, la NASA a mis en ligne une vidéo imageant les concentrations de dioxyde d’azote (NO2), un gaz couramment utilisé pour quantifier la qualité de l’air, pour différentes villes américaines (https://svs.gsfc.nasa.gov/4810 ) [9]. On peut y voir une diminution marquée de la concentration de NO2, une diminution d’ailleurs observée dans plusieurs autres grandes villes à travers le monde [10,11,12]. Malheureusement, ces améliorations de la qualité de l’air seront probablement de courte durée. À la suite de la levée des mesures de confinement, il est attendu que les émissions rebondissent au niveau précédent la pandémie. Ce scénario fut d’ailleurs observé en Chine par les satellites de la NASA lorsque le pays émergeait de la crise et que l’activité économique reprenait (https://earthobservatory.nasa.gov/images/146741/nitrogen-dioxide-levels-rebound-in-china ) [13].

 

Quels impacts dans la société?

Des émissions globales de GES, celles liées au transport terrestre sont celles ayant vu une plus grande diminution. Concrètement, ceci se décline de plusieurs façons; nos habitudes de travail, de consommation, de socialisation, entre autres, ont été modifiées.

Déplacements quotidiens réduits

Les fermetures des commerces et des entreprises ainsi que les arrêts de travail ou les transferts en mode télétravail ont été associés à une diminution importante du transport automobile [14,15].  Dans les villes, l’utilisation des transports en commun a également chuté. À Montréal, la Société de Transport de Montréal (STM) a reporté une réduction de plus de 80% du nombre de clients du métro et de 75% dans le réseau d’autobus [16]. Ces réductions d’utilisation des transports en commun perdureront probablement malgré le déconfinement en raison de la proximité proposée à bord de ce type de transport et les craintes des citoyens de contracter le virus.  En contrepartie, la situation a motivé un certain développement de mesures favorisant le transport actif et, maintenant, la distanciation physique (rues piétonnes, élargissement des trottoirs, pistes cyclables ; [17,18]).

Consommation locale

L’insécurité face à l’approvisionnement provenant du marché mondial et aux restrictions de transport ainsi qu’un élan de solidarité envers les commerçants locaux ont poussé certaines personnes à modifier leurs habitudes de consommation et à favoriser l’achat local. Par exemple, on note une hausse des initiatives encourageant l’achat local et une augmentation de l’intérêt pour l’agriculture de proximité et les paniers bios en particulier [19]. Il est tôt pour se prononcer sur l’ampleur et la persistance de ces nouvelles habitudes de consommation ou de leur impact réel sur les émissions liées au transport. Cependant, avec l’arrivée de certaines problématiques reliées à la chaîne d’approvisionnement, il y a fort à parier que ces habitudes s’installeront de manière pérenne dans certains secteurs.

Vacances à la maison

La fermeture des frontières a aussi engendré des impacts sur les déplacements internationaux, chamboulant ainsi les projets de vacances à l’étranger de plusieurs familles québécoises. Avec la réouverture des régions au Québec, il peut être tentant pour les Québécois de planifier leurs vacances plus près de la maison et, par conséquent, de réduire leur empreinte carbone tout en stimulant l’économie locale.

 

L’après COVID-19 : Pérenniser les changements

Partout dans le monde, la relance des activités socio-économiques annonce un retour vers une vigueur des activités similaires à l’avant-COVID et propose une situation plus critique que celle observée avant la pandémie. Ce scénario projeté s’explique en partie par « l’effet rebond » du confinement préconisé pendant la pandémie [20, 21,22]. Prenons par exemple l’utilisation des transports qui illustre assez bien les concepts derrière l’effet rebond. Afin de stimuler la consommation de pétrole, les sociétés pétrolières ont abaissé le prix de l’essence à la pompe. Par conséquent, en combinant un bas prix du pétrole et en enrayant les restrictions de déplacements, il devient tentant d’avoir davantage recours à nos véhicules.

Bien que certains changements ne soient pas maintenus après la pandémie, il est important d’identifier lesquels pourraient l’être afin de permettre une réduction soutenue des émissions de GES et des polluants atmosphériques. La pérennisation de ces actions nécessite une prise de conscience tant individuelle que collective, dans une perspective de lutte aux changements climatiques. L’ensemble des citoyens sont concernés et doivent s’impliquer de manière durable. Cela ne pourra se faire qu’avec l’engagement et la participation de nos institutions afin de mettre en place le cadre, les ressources et les outils nécessaires pour une transition juste et durable.

Alors, comment pérenniser les bons comportements que nous avons adoptés ?

Tout d’abord, il est important de comprendre que ces habitudes se sont développées en raison d’un changement de contexte et d’environnement qui a été « imposé » à chaque citoyen entre autres par les mesures de confinement et, notamment, par la limitation des déplacements. Par ailleurs, la crainte des citoyens reliée aux risques de contagion et les différentes perceptions au sein d’une communauté ou d’un voisinage (la peur de tomber malade ou même de mourir) ont joué un rôle important dans l’instauration de nouvelles pratiques et de nos nouvelles façons de faire.

En effet, ces contraintes liées à la crainte entourant les facteurs de risques de la pandémie ne seront plus autant présentes à l’avenir. Il devient donc important d’instaurer des actes à caractère volontaire, de faire évoluer la nature des motivations derrière nos comportements. Afin de mettre le plus de chances de notre côté, il serait important de miser sur une dynamique justificative afin d’expliquer, de justifier et de prioriser les habitudes à adopter pour que nous puissions mettre en place des changements durables. Par exemple, l’esprit de solidarité qui s’est installé pour favoriser l’essor des économies locales représente un modèle inspirant; ces habitudes contribuent à réduire nos impacts sur l’environnement.

Au quotidien, cela implique pour chaque personne de se poser quelques questions sur la nécessité ou les besoins reliés à ses comportements et habitudes. Par exemple, dans le cas du transport, cela pourrait être de se questionner sur la nécessité de ses déplacements, des trajets faits ainsi que des moyens de transport utilisés. Concernant les déplacements pour le travail : Est-il possible de faire du télétravail ou des rencontres à distance? Est-il nécessaire de prendre un vol international pour mes vacances ou puis-je visiter une destination locale ou régionale?

Bien entendu, les options qui découlent de ce questionnement demeurent très dépendantes des solutions proposées par nos municipalités, nos régions et/ou nos organisations. Ce constat interpelle donc l’État ainsi que nos institutions sur la nécessité d’entamer une réflexion collective afin de faire des choix de société qui seront logiques, cohérents et durables. Il devient important d’y aller de manière progressive en se donnant des défis à la hauteur de nos moyens pour rendre pérennes les habitudes adoptées. Ce sont des actions personnalisées à instaurer selon notre milieu de vie et les valeurs que nous portons.

Comme nous le savons tous, il n’y a pas de solution parfaite ! C’est l’ensemble des compromis personnels et collectifs qui contribuera à minimiser nos impacts sur l’environnement.

 

Références
  1. COVID-19 – Chronologie de l’action de l’OMS (27 avril 2020). Sur le site https://www.who.int/. Consulté le 2020-06-08. https://www.who.int/fr/news-room/detail/27-04-2020-who-timeline—covid-19
  2. WMO confirms 2019 as second hottest year on record (15 janvier 2020). Sur le site WMO (Organisation Mondiale de Météorologie). Consulté le 2020-06-08. https://public.wmo.int/en/media/press-release/wmo-confirms-2019-second-hottest-year-record)
  3. IPCC, 2014: Summary for policymakers. In: Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. [Field, C.B., et coll. (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge, United Kingdom and New York, NY, USA, pp. 1-32. https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/ar5_wgII_spm_en-1.pdf
  4. Air Pollution (sans date). Sur le site WHO (Organisation Mondiale de la Santé). Consulté le 2020-06-08. https://www.who.int/health-topics/air-pollution#tab=tab_1)
  5. Health Canada, 2019. Health Impacts of Air Pollution in Canada. Estimates of morbidity and premature mortality outcomes, 2019 Report. http://publications.gc.ca/collections/collection_2019/sc-hc/H144-51-2019-eng.pdf
  6. La pollution de l’air; 2018. Sur le site PAHO (Pan American Health Organization). Consulté le 2020-06-08. https://www.paho.org/en/documents/pack-6-infographies-pollution-lair-2018-french-version
  7. Le Quéré, C., Jackson, R.B., Jones, M.W. et al.Temporary reduction in daily global CO2 emissions during the COVID-19 forced confinement.  Clim. Chang. (2020). https://doi.org/10.1038/s41558-020-0797-x
  8. Emissions Gap Report 2019 : Global progress report on climate action (Sans date). Sur le site UNEP (United Nations Environment Programme). Consulté le 2020-06-08. https://www.unenvironment.org/interactive/emissions-gap-report/2019/
  9. Reductions in Pollution Associated with Decreased Fossil Fuel Use Resulting from COVID-19 Mitigation (4 juin 2020). Sur le site NASA (National Aeronautics and Space Administration). Consulté le 2020-06-08. https://svs.gsfc.nasa.gov/4810
  10. Coronavirus: nitrogen dioxide emissions drop over Italy (13 mars 2020). Sur le site ESA (European Space Agency). Consulté le 2020-06-08. https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Videos/2020/03/Coronavirus_nitrogen_dioxide_emissions_drop_over_Italy
  11. Airborne Nitrogen Dioxide Plummets Over China (2 mars 2020). Sur le site NASA (National Aeronautics and Space Administration). Consulté le 2020-06-08. https://earthobservatory.nasa.gov/images/146362/airborne-nitrogen-dioxide-plummets-over-china
  12. Air quality information confirms reduced activity levels due to lockdown in Italy (17 mars 2020). Sur le site Copernicus.eu. Consulté le 2020-06-08. https://atmosphere.copernicus.eu/air-quality-information-confirms-reduced-activity-levels-due-lockdown-italy
  13. Nitrogen Dioxide Levels Rebound in China (26 mai 2020). Sur le site NASA (National Aeronautics and Space Administration). Consulté le 2020-06-08. https://earthobservatory.nasa.gov/images/146741/nitrogen-dioxide-levels-rebound-in-china
  14. The COVID-19 related traffic reduction and decreased air pollution in Europe (30 avril 2020). Sur le site du European Data Portal. Consulté le 2020-06-08. https://www.europeandataportal.eu/en/covid-19/stories/covid-19-related-traffic-reduction-and-decreased-air-pollution-europe ,
  15. Marchant, A. What can traffic data tell us about the impact of the coronavirus? (17 avril 2020). Sur le site TomTom. Consulté le 2020-06-08. https://www.tomtom.com/blog/moving-world/covid-19-traffic/
  16. COVID-19 – Ajustements à l’offre de service du réseau bus, métro et transport adapté de la STM (26 mars 2020). Sur le site STM (Société de Transport de Montréal). Consulté le 2020-06-08. http://www.stm.info/fr/presse/communiques/2020/covid-19—ajustements-a-l-offre-de-service-du-reseau-bus–metro-et-transport-adapte-de-la-stm
  17. Connolly, K. ‘Cleaner and greener’: Covid-19 prompts world’s cities to free public space of cars (18 mai 2020). Sur le site The Guardian. Consulté le 2020-06-08. https://www.theguardian.com/world/2020/may/18/cleaner-and-greener-covid-19-prompts-worlds-cities-to-free-public-space-of-cars,
  18. Agence France Presse. Montréal annonce un plan sans précédent pour vélos et piétons (15 mai 2020). Sur le site La Presse. Consulté le 2020-06-08. https://www.lapresse.ca/covid-19/2020-05-15/montreal-annonce-un-plan-sans-precedent-pour-velos-et-pietons
  19. Martin, J. L’engouement pour les paniers bio bat tous les records (28 mai 2020). Sur le site LaTerre.ca. Consulté le 2020-06-08. https://www.laterre.ca/actualites/alimentation/lengouement-pour-les-paniers-bio-bat-tous-les-records.
  20. Cotnoir, C. Une embellie pour l’environnement ? (20 mars 2020). Sur le site LaTribune.ca. Consulté le 2020-06-08. https://www.latribune.ca/covid-19/une-embellie-pour-lenvironnement-e3bbb1041059de670a0471a596f5cbc1
  21. McMahon, J. A Dirty Economic Restart Could Kill More People Than The Coronavirus. (29 mars 2020). Sur le site Forbes. Consulté le 2020-06-08. https://www.forbes.com/sites/jeffmcmahon/2020/03/29/a-dirty-economic-restart-risks-more-lives-than-the-coronavirus/#4ff2c4603d53
  22. Stone, M. Carbon emissions are falling sharply due to coronavirus. But not for long. (3 avril 2020). Sur le site National Geographic. Consulté le 2020-06-08. https://www.nationalgeographic.com/science/2020/04/coronavirus-causing-carbon-emissions-to-fall-but-not-for-long/#close

 


À propos des auteurs

 

Virgile Deroche, chargé de recherche, CIRADD

Après des études en génie des énergies renouvelables et en éco-conseil, Virgile a développé une expertise en développement d’outils ainsi qu’en mobilisation et en transfert des connaissances par la réflexion participative et la vulgarisation scientifique. Il met principalement à profit sa polyvalence dans des projets collaboratifs de développement durable, d’adaptation aux changements climatiques, d’aménagement du territoire et de gestion des gaz à effet de serre.

 

Line Bourdages, professionnelle de recherche, CIRADD

Line a une maîtrise en physique de l’atmosphère et du climat. Son expertise lui permet d’utiliser et de comprendre les modèles de climat, de développer des projections de changement climatique et de les interpréter dans le cadre de domaines divers. Ses expériences l’ont menée à participer à des projets liés à l’agriculture, l’agroforesterie et la production d’hydro-électricité. Au CIRADD, elle s’intéresse aux problématiques liées aux changements climatiques et à l’environnement maritime, entre autres.

 

À propos du CIRADD

Le CIRADD est un centre de recherche appliquée en développement durable des territoires. Il offre des services de recherche et d’analyse ainsi que du soutien, de l’accompagnement et de la formation aux organisations qui souhaitent trouver des solutions innovantes. Ses domaines d’expertise sont l’occupation harmonieuse et responsable du territoire, la vitalité des collectivités et l’adaptation aux changements sociaux et climatiques. Le CIRADD est affilié au Cégep de la Gaspésie et des Îles.

 

Pour en connaître davantage sur le CIRADD : https://www.ciradd.ca/

 

 

Le CIRADD fait partie du regroupement des 59 centres collégiaux de transfert affiliés aux cégeps et collèges du Québec; des centres de recherche et d’innovation qui agissent dans tous les secteurs industriels ainsi que sur des enjeux sociaux allant de la santé à l’éducation en passant par l’agriculture, l’aérospatiale, le maritime, les technologies environnementales, le développement durable, les matériaux de pointe, l’intelligence artificielle, la productique, etc. Déployés à la grandeur du territoire Québec, ces centres travaillent annuellement avec 5 000 clients dans la réalisation de plus de 10 000 projets d’innovation technologique et sociale.

 

Pour en connaître davantage sur Synchronex : https://www.synchronex.ca

 

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