Retour

Nouvelles

Agrinova - Affiche 9 de la Séance A - Communication affichée - Événement Synchronex du 28 avril 2021

 
 

4 mai 2021

Communication affichée - Événement Synchronex du 28 avril 2021
Séance A - Affiche 9

Résumé : L’agriculture est toujours responsable de près de 8 % des émissions québécoises de gaz à effet de serre (GES), soit environ 6,5 Mt éq. CO2 par année. Le méthane (CH4) provient principalement de la fermentation entérique des ruminants (32 % des émissions agricoles mondiales) et de l’entreposage des fumiers (7 % des émissions), alors que le protoxyde d’azote (N2O) provient des processus de nitrification et de dénitrification des sols agricoles (38 % des émissions). Afin d’aider l’industrie laitière à également faire sa part dans les efforts pour la réduction des GES, le monde de la recherche et de l’industrie a cherché des solutions afin de palier ce scénario. Actuellement, des additifs alimentaires proposant de réduire les émissions de CH4 peuvent être trouvés sur le marché (ex. : extraits de plantes, acides organiques, lipides ou antibiotiques). Cependant, la production de ces additifs génère des GES. De plus, le prix élevé de ces additifs limite leur utilisation dans la majorité des fermes. Le biochar est un coproduit obtenu par la pyrolyse (procédé sans émissions de CO2) de biomasses végétales résiduelles (ex. : agricoles et forestières), contribuant ainsi à la réduction des émissions de GES. En effet, ce procédé a un fort potentiel de séquestration du carbone, car une tonne de biochars correspond à 2,7 tonnes d’éq. CO2. Le biochar permettrait de réduire les émissions de CH4 entérique chez les ruminants lorsqu’il est ajouté à leur alimentation. Il s’avérerait bénéfique pour la santé animale, ce qui permettrait une diminution des médicaments en élevage. Comme la diète influence la composition des déjections, un effet du biochar sur la production de GES lors de l’entreposage et de l’épandage des lisiers serait également à vérifier. Pour toutes ces raisons, un consortium composé de partenaires de la recherche appliquée et académique, associés à l’industrie laitière, a mis en place un projet sur le biochar et les émissions de GES en production laitière au Québec. L’objectif du projet est d’étudier les effets du biochar sur la réduction des émissions de CH4 et de N2O en production laitière, en passant par l’alimentation des vaches, leurs déjections et les sols agricoles. Agrinova a déjà réalisé des projets sur les émissions de GES à tous les niveaux de la production laitière (des émissions entériques, en passant par l’entreposage des déjections et l’épandage des fumiers au champ) et a récemment obtenu du financement pour d’autres projets sur ce sujet.