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Nouvelles

CETAB+ - Affiche 138 de la Séance B

 
 

5 mai 2021

Communication affichée - Événement Synchronex du 28 avril 2021
Séance B - Affiche 138

Résumé : Pour l'ensemble du Québec au 31 décembre 2014, les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant du secteur de l'agriculture représentaient près de 10 % du total des émissions, soit 7,7 Mt éq. CO2 par an. Il est possible d'augmenter la séquestration du CO2 dans les sols agricoles du Québec et de réduire les émissions de ce secteur en favorisant davantage l'agriculture biologique. Par exemple, l'augmentation des superficies en grandes cultures sous un mode de gestion biologique est un excellent moyen pour ceci.

L’objectif principal du projet est de documenter et de comparer différentes régies agricoles utilisées en grandes cultures biologiques en regard de la dynamique du carbone et de l’azote (séquestration-émission) et de l’efficience environnementale en mettant en place un dispositif expérimental à long terme. Les objectifs secondaires du projet sont a) d’impliquer directement des partenaires du milieu pratique à la réalisation du projet et au transfert des résultats, b) de former du personnel hautement qualifié (notamment trois étudiants à la maîtrise sont prévus) qui deviendront des spécialistes de ce secteur, c) d’analyser la faisabilité et la durabilité des techniques de production biologique en grandes cultures et d) d’assurer une diffusion des résultats obtenus auprès de l’ensemble du secteur agricole concerné (producteurs, conseillers agricoles, intervenants gouvernementaux et non gouvernementaux, chercheurs, étudiants en agriculture) et de l’ensemble de la population.

Ce projet permettra de recueillir des données agronomiques, économiques et environnementales à moyen et long termes afin de dégager quelles pratiques d’agriculture biologique au Québec en grandes cultures permettent de mieux améliorer le bilan des GES en étant économiquement viable et de documenter les séquestrations et les stockages de carbone en régie biologique et les émissions de GES afin d’améliorer et de préciser les connaissances. Le secteur des grandes cultures (principalement maïs, soya, céréales) a été ciblé étant donné le potentiel d'accroissement de ces superficies en mode biologique, l'importance des superficies cultivées du Québec en grandes cultures et le niveau présumé de dégradation des sols de ce secteur en agriculture conventionnelle.
L’adoption du mode biologique par un nombre élevé de producteurs agricoles permettrait d’aider le Québec à atteindre sa cible de réduction d’émissions de GES pour 2030, soit 37,5 % sous le niveau de 1990. On s’attend aussi avec ce projet à améliorer la compétitivité et la performance économique des entreprises souhaitant adopter le mode biologique et donc à contribuer ainsi à augmenter les superficies en grandes cultures biologiques.

Les deux partenaires du milieu pratique, Club agroenvironnemental CDA et Pôle d’expertise en services-conseils agricoles (le Pôle), assureront une grande crédibilité terrain et leurs contributions à la diffusion des résultats présente un atout pour l’adoption de pratiques visant la séquestration du carbone et la réduction des émissions de GES à grande échelle.